Séminaires & Conférences

21 janvier 2021.

23 juin 2020. Webséminaire autour du travail de Benjamin Dubrion « Immigration et race dans la pensée institutionnaliste commonsienne »

20 mars 2020 (Sciences Po Lyon, 10h30-12h30) – « Les interactions des parties en comité d’équité salariale : une analyse à partir du cadre théorique institutionnaliste-pragmatiste commonsien »

Résumé: Prenant pour objet les travaux en comité d’équité salariale qui résulte de la Loi québécoise sur l’équité salariale, nous nous sommes intéressés aux interactions qui ont eu cours dans les différents comités lors de la réalisation du programme d’équité salariale. Pour ce faire, nous avons eu recours à trois études de cas ethnographiques observant les parties à divers moments de la réalisation du programme dans les secteurs de l’enseignement, des municipalités et des finances.L’observation directe des travaux d’équité salariale, les entrevues et l’analyse documentaire ont permis de qualifier la négociation qui a cours dans les comités et de documenter les différents niveaux d’interactions des parties qui sont nécessaires à la réalisation du programme d’équité salariale. Qui plus est, les résultats indiquent certains effets réciproques entre les travaux du comité et les pratiques de gestion de l’entreprise dans lequel se réalise l’exercice.

Invité : Yves Hallée (Professeur agrégé, département Relations Industrielles, Université Laval, Canada)

ARCHIVES DU PREMIER CYCLE (2016-2019)

Journée de recherche de l’IREPE (clôture du premier cycle) « Travail, gouvernement de l’entreprise et démocratie : un héritage institutionnaliste » – 13 juin 2019

Programme

9h45. Accueil café

10h-10h15. Introduction (Virgile Chassagnon, Emmanuel Gabellieri)

10h-15-11h30. Conférence de Thomas Coutrot « Libérer le travail »

11h30-12h30. Atelier « Coopérativisme et Mutuellisme » (Amélie Artis et Patrick Gilormini)

14h-15h. Premier atelier IREPE « Débats autour de l’ère progressiste et de la démocratie industrielle » 

L’économie institutionnaliste de l’entreprise. Travail, gouvernement et démocratie (V. Chassagnon et V. Dutraive)

Travail, démocratie et créativité : une perspective pragmatiste (L. Bazzoli et V. Dutraive)

Albion W. Small et la démocratie dans l’entreprise (G. Vallet)

15h-16h. Deuxième atelier IREPE « Le travail dans le capitalisme raisonnable » 

La « science » comme modalité de régulation des relations de travail ? Eclairage à partir des débats entre taylorisme et institutionnalisme (L. Bazzoli et B. Dubrion)

Le travail à l’épreuve du capitalisme financiarisé : l’actualité de l’institutionnalisme de T. Veblen (O. Brette)

Les inégalités contre la démocratie industrielle : une perspective historique progressiste autour de l’œuvre d’Albion W. Small (V. Chassagnon et G. Vallet)

16h-16h30. Pause-café

16h30-17h30. Troisième atelier IREPE « Les prolongements appliqués au gouvernement des entreprises modernes » 

Chester Barnard et la « démocratie industrielle » : une autre voie du progressisme américain en déshérence (H. Charmettant)

Atmosphère organisationnelle et démocratie industrielle : une analyse théorique et empirique de l’hypothèse williamsonienne (B. Baudry, V. Chassagnon et N. Haned)

L’empowerment dans une perspective d’économie institutionnaliste : une application aux coopératives de salaries (B. Chapas, H. Charmettant et V. Chassagnon)

17h30-17h45. Clôture

Les conférences de l’IREPE 

I. Conférence « Le droit, la constitution et le fonctionnement des entreprises » – 3 février 2017 

L’entreprise est une institution cardinale du capitalisme. Pour autant, force est de constater qu’il n’existe pas de consensus académique en économie sur ce qu’est la nature de la firme, cette entité économique, sociale et sans aucun doute politique. De même, la question de la juridicité de l’entreprise a souvent été reléguée au second plan par les universitaires. Elle retrouve aujourd’hui un regain d’intérêt dans la communauté académique. Intérêt général supérieur, objet social étendu, droit de l’entreprise, droit de l’activité économique, etc., les propositions contemporaines sont plurielles et interpellent le chercheur. Mais quelle est la nature juridique de l’entreprise, en France et ailleurs ? Peut-on faire exister l’entité réelle « entreprise » dans le droit ? Comment la notion économique d’ « entreprise » est-elle mobilisée en droit ? L’idée d’une constitutionnalisation de l’entreprise est-elle crédible ?

Lors de cette conférence de l’IREPE, le Professeur Antoine Jeammaud nous proposera des jalons pour répondre à ces questions et mieux comprendre ce qu’est et ce que peut être l’entreprise dans le droit.

Invité : Antoine Jeammaud (Professeur des Universités, fondateur du CERCRID)

Présentation de la conférence : irepe-conference-3-02

II. Conférence « Reconstruire le droit » – 14 avril 2017

Invité : Emmanuel Dockès (Professeur des Universités en droit du travail, Parix X, GR-PACT)

Il présentera deux livres qu’il a publiés au mois de mars et qui démontrent que l’on peut être universitaire sans être contemplatif et que l’on peut proposer d’autres avenirs sans être candidat à la présidentielle. Le premier est une Proposition de code du travail (Dalloz 2017) écrite avec vingt coauteurs : un ouvrage quatre fois plus court que l’actuel code, plus clair et plus protecteur. Le second, Voyage en misarchie, est le résultat de cinq ans de travail. Il invite à aller plus loin et à repenser l’ensemble de notre système juridique et politique (éds. du détour 2017).

Présentation de la conférence : IREPE conférence 14-04-17

III. Conférence « La démocratie d’entreprise face aux rentes » – 2 juin 2017

Face à la montée des inégalités et les limites des outils de redistribution, l’égalité des chances prônée par le nouveau Président français serait la réponse « progressiste ». Prolongeant son ouvrage « Tous rentiers! » (Odile Jacob, 2016), Philippe Askenazy éclairera la pertinence de cette réponse en remontant l’analyse au niveau du partage primaire du revenu : comment se forment les rentes ? qui les accaparent ? pourquoi et comment les partager autrement ? Il croisera des regards politiques, économiques, spatiaux, historiques ou épistémologiques.

Invité : Philippe Askenazy (Directeur de recherche CNRS en économie,CNRS-ENS-Centre Maurice Halbwachs)

Présentation de la conférence : IREPE conférence 02-06-17

IV. Conférence « L’institution Travail et la démocratie » – 13 octobre 2017

Le contrat de travail rompt, au début du 20ème siècle, avec le louage d’ouvrage et le régime de marchandage qui en découle au lendemain de la Révolution française. En passant de l’ouvrage au travail, le droit ne contribue-t-il à élaborer un mot qui reconfigure la réalité économique et sociale autour de la condition que partagent ceux qui coopèrent à la réalisation d’un produit ? A la reconnaissance de l’autorité, mais aussi de la responsabilité du chef d’entreprise comme employeur, répond ainsi celle d’une collectivité de travailleurs, allant de l’ingénieur à l’ouvrier, qui s’affirme face à la dispersion du marchandage, en posant la question de sa représentation et de sa participation aux choix de l’entreprise.

Invité : Claude Didry. Directeur de recherche CNRS en sociologie au Centre Maurice Halbwachs (ENS de Paris, EHESS). Auteur de : L’institution du travail. Droit et salariat dans l’histoire, Paris, La Dispute.

Présentation de la conférence : IREPE conférence 03-10-17

V. Conférence « Les entreprises sont des entités politiques. Parties constituantes et gouvernement de l’entreprise » – 27 avril 2018 

Isabelle Ferreras présentera son dernier livre Firms as Political Entities (Cambridge UP 2017). Elle visera à adresser trois séries de questionnement qui concernent l’enjeu scientifique et sociétal de la description de l’entreprise capitaliste, celui de l’identification des parties constituantes et des parties prenantes de l’entreprise, et enfin celui de son gouvernement qui est appelé à évoluer.

Invitée : Isabelle Ferreras. Professeur, Départ. des Sc. politiques et sociales de l’Université catholique de Louvain (UCLouvain), Louvain-la-Neuve, Belgium ; Senior Research Associate, Labor and Worklife Program, Harvard Law School, Harvard University, Cambridge MA, USA.

VI. Conférence « Intelligence artificielle et économie numérique, convergence NBIC et bioéconomie. Questions d’éthique à l’heure du transhumanisme » – 8 mai 2018

Après la robotisation, l’IA est une révolution pour l’économie qui va transformer les métiers, mais surtout les structures des entreprises et leur compétitivité. Le récent rapport Villani identifie quatre secteurs prioritaires surlesquels la France doit particulièrement concentrer son effort de développement de l’intelligence artificielle : la santé, les transports, l’environnement et la défense…tout en insistant sur la nécessité d’accompagner les changements par une réflexion éthique profonde.

Se développe également une nouvelle Bioéconomie à partir des nouvelles technosciences travaillant à modifier le vivant, les NBIC (Nanotechnologies, Biotechnologies, sciences de l’Information et sciences Cognitives). La stratégie Europe 2020 préconise de développer la bioéconomie comme élément clé d’une croissance verte et intelligente en Europe. Parmi les défis majeurs de la bioéconomie, l’étude précise des impacts des nouvelles biotechnologies qui modifient les organismes pour optimiser les rendements, résister aux maladies ou fournir de nouvelles molécules d’intérêt doit être conduite.

Devant ces développements techno-économiques, l’objectif de la présentation sera de passer au crible d’une réflexion éthique les immenses potentialités de l’IA et des NBIC, à une époque où certains rêvent de transhumanisme voire de posthumanisme. Nous montrerons que loin d’être un frein au développement, la vigilance éthique peut permettre de travailler sur de nouvelles formes de performance qui intègrent innovation et humanisme.

Invité : Thierry Magnin. Recteur de l’Université Catholique de Lyon, membre de l’Académie des Technologies.

VII. Conférence « A la recherche d’ organisations « innovantes » : quelques enseignements d’une comparaison d’entreprises françaises et suédoises dans le secteur de l’aéronautique » – 8 juin 2018

Dans une période où les innovations technologiques radicales sont très peu nombreuses, les entreprises sont à la recherche de formes d’organisation qui promeuvent les capacités initiatives et d’innovation de leur salariés dans le cadre d’une recherche d’amélioration continue. Une comparaison d’entreprises dans le secteur aéronautique montre qu’en France il est plus difficile de faire émerger des organisations « apprenantes » qu’ne Suède, ce qui pousse certaines entreprises françaises à expérimenter des innovations organisationnelles assez radicales telles que « l’entreprise libérée ».

Invité : Jérôme Gautié (Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’Economie de la Sorbonne)

VIII. Conférence « Economie de la firme-monde – Tome I » – 23 novembre 2018

L’historien Fernand Braudel forgea dès le milieu des années 1950 l’idée de la formation d’une « économie-monde » pour dépeindre notamment la domination hégémonique successive des grands pays occidentaux. Il définissait ainsi une économie-monde comme « un morceau de la planète économiquement autonome, capable pour l’essentiel de se suffire à lui-même et auquel ses liaisons et ses échanges intérieurs confèrent une certaine unité organique ». La globalisation galopante de notre système capitaliste a fait que l’économie-monde est sans aucun doute devenue plurielle au sens où elle ne se limite plus à un seul pays dominateur. Mais son influence s’est aussi traduite par le fait que certaines firmes sont devenues elles aussi, de manière autonome, des acteurs dont la puissance rivalise sur plusieurs points avec celle de « petits États ».[1]

Conférencier : Virgile Chassagnon (Professeur des Universités en économie, Université Grenoble Alpes-CREG ; Directeur de l’IREPE)

IX. Conférence « Voyage à l’intérieur du capitalisme et de ses rythmes » – 15 mars 2019

L’ouvrage analyse les crises et mutations qui ont rythmé l’économie depuis les bulles des mers du Sud et les « folies » spéculatives du XVIIIe siècle jusqu’au néocapitalisme mondialisé, la Grande récession et la stagnation. Un rappel des faits et une revue des théories indispensables pour comprendre le présent.

Invité : Pierre Dockès (Professeur de sciences économiques à l’université Lumière Lyon-2 à la retraite, membre honoraire du cercle des économistes, Lauréat du Prix 2018 du Meilleur Livre d’Economie décerné par l’AFSE)

X. Conférence « Libérer le travail » (journée de recherche de clôture du premier cycle de l’IREPE) – 13 juin 2019

Sous le joug financier, notre travail est en train de détruire notre monde commun. Souffrance au travail et destruction écologique ont la même source: une organisation néo-taylorienne du travail entièrement soumise au rendement financier du prochain trimestre. Cette machine à extraire le profit écrase le travail vivant : celui qui mobilise notre corps, nos sens, notre intelligence, notre sensibilité, notre créativité, notre empathie et fait de nous, dans l’épreuve de la confrontation au monde, des êtres humains. Elle en fait un travail mort qu’on standardise, qu’on numérise, qu’on automatise, qu’on délocalise, qu’on transforme en chiffres, en indicateurs, en ratios financiers et finalement en capital accumulé. Un travail mort qui nous transforme en surnuméraires, précaires, harcelés, pressurés, déprimés, tout juste bon à s’endetter et consommer à outrance pour nous sentir encore exister. Le taylorisme est une politique du travail mort qui détruit la démocratie. Nous avons besoin d’une politique du travail vivant.

Invité : Thomas Coutrot (économiste et statisticien du travail. Co-fondateur des Économistes atterrés)

Les conférences scientifiques internes (hors conseils d’institut et séminaires de travail mensuels) de l’IREPE

21 octobre 2016 : séminaire « Ubérisation des économies et travail : l’arbitrage entre le salariat et le travail indépendant (non-salariat) ».

Intervenants : Bernard Baudry et Virgile Chassagnon

6 janvier 2017 : séminaire « Démocratisation du travail et analyse institutionnaliste : le Rapport Hoxie »

Intervenant : Benjamin Dubrion

3 mars 2017 : « Les influences de R.T. ELY sur la formation de la tradition institutionnaliste de l’économie du travail ».

Intervenant : Michel Rocca

7 avril 2017 : journée de recherche

  • Séminaire 1 : « Fighting Spirit : la nécessité de réduire les inégalités du capital pour un meilleur capitalisme. La vision d Albion Small »Intervenant : Guillaume Vallet (avec V. Chassagnon)
  • Séminaire 2 : « Démocratie et créativité au travail ». Intervenant : Véronique Dutraive
  • Séminaire 3 : « Libération du travail versus libération par le travail. De l’entreprise capitaliste libérée à l’entreprise coopérative libératrice ». Intervenant : Hervé Charmettant

19 mai 2017 : séminaire « The vested interests and the evolving moral economy of the common people »

Intervenant : Olivier Brette

29 Septembre 2017 : séminaire « Atmosphère organisationnelle, identité et développement de la ressource humaine : la démocratie au service des capacités dynamiques de l’entreprise ».

Intervenants : Naciba Chassagnon-Haned et Virgile Chassagnon

17 novembre 2017 : L’invention de l’indemnisation du chômage aux Etats-Unis. Le capitalisme raisonnable, l’emploi et le responsabilité sociale de l’entreprise selon J.R. COMMONS  et l’Ecole du Wisconsin.

Intervenants : Thierry Kirat (Université Paris Dauphine) et Laure Bazzoli

16 février 2018 : Vers une régulation par les entreprises des « formes hybrides » de relations de travail : les perspectives ouvertes par les Scop

Intervenant : Hervé Charmettant 

19 octobre 2018 : Double séminaire sur l’analyse institutionnaliste du travail

  • Science et/ou politique comme voies d’étude de la relation d’emploi ?

Au début du XXème siècle, des auteurs débattant sur les labor problemsmettaient en avant la dimension « scientifique » de leur cadre d’analyse pour étudier la relation d’emploi. Nous montrons que leur conception particulière de la science repose sur trois modalités : la dualité science/non science, la dualité objet/sujet et la croyance en l’existence de principes régissant le fonctionnement du monde économique et sociale. Ce cadre, qui a fait l’objet de critiques de la part des économistes institutionnalistes du travail analysant les labor problems peut être considéré comme précurseur de la manière dont, depuis une vingtaine d’années, certains économistes se donnent la relation d’emploi pour objet d’étude et présente leur approche comme véritablement scientifique.

Intervenant : Benjamin Dubrion

  • Esquisses d’un « salariat responsabilisé solidairement » : les pistes ouvertes par les Scop. 

Face aux bouleversements des relations de travail dont témoignent les désajustements des cadres régulateurs construits autour de la distinction du salariat et du travail indépendant, le cas des Scop nous semble pouvoir fournir une perspective pertinente. Combinant des traits d’hybridation des statuts, les relations de travail propres aux Scop ouvrent la voie d’un salariat dans lequel une responsabilité plus forte est associée à un pouvoir plus grand, dans un cadre solidaire et régulé selon des choix collectifs.

Intervenant : Hervé Charmettant